17 août 2008
Je reste
Voilà finalement je laisse tomber l’idée d’aller sur la plateforme Blogspot. J’ai juste remis un coup de pinceau à ce blog ! Ceci dit, j’ai viré la majorité des anciennes notes, en sauvegardant les meilleures…
Au sujet du contenu, l’écriture change je pense en mode « Arial » ; pour les catégories il y en aura moins. Il est vrai que je n’attends plus rien de ce blog : je vais juste écrire par "souvenirs", d’épisodes, d’impressions, d’idées, de rêves, de créations, de colères aussi qui m’encombrent et que parfois je ressasse et je dois les expulser (je l’ai déjà fait dans mes autres blogs), je vais travailler, mettre en forme ces fragments de mémoire jusqu’à ce qu’ils forment quelque chose d’appréciable.
A suivre…
16 août 2008
Rock'n'Roll Animal - 1974
Ce disque est "LA" référence depuis plus de trente ans. L’histoire est connue, ou comment le Lou, frustré par l’insuccès de son "Berlin" (qui fila dans les bacs à soldes deux mois après sa sortie), décida d’embaucher une bande de quasi hardos pour aller écumer les scènes américaines à coups de classiques revisités à la sauce métal.
Lors de ce concert, Lou reprend des chansons de ses albums précédents et surtout des titres du Velvet Underground, dont le mythique "Sweet Jane". L'intro de "Sweet Jane" est monstrueuse : Dès l’intro les deux guitaristes (Steve Hunter & Dick Wagner) fabriquent un son à la manière des frères Asheton, le batteur écrase toutes ses baguettes, Steve Hunter enchaîne pour aboutir à un riff bien costaud, bien lourd. Avant que notre rock star arrive sur scène, des hurlements jaillissent ! Et voilà que Lou arrive vers le micro et balance «…and you can hear Jack say - Sweet Jane… Sweet Jane Aaahhh…» yeah
D'autres titres du Velvet seront également repris, comme le non moins mythique "Heroin", dans une version de plus de douze minutes, où le mélange entre les deux guitares et l'orgue crée un climat sombre et inquiétant, qui fait monter la tension progressivement durant tout le morceau, jusqu'à l'explosion finale des deux guitares. Un choc dont je ne me suis jamais tout a fait remis.
Découvrez Lou Reed!
05 août 2008
Sally can't dance - 1974
Lou sort ce disque, juste après l’échec de "Berlin". Il est physiquement et moralement très mal, son look est celui d'un junkie : maigre, cheveux très court et teint en blond platine^^ Il traîne de plus en plus la nuit dans des bars glauques. D’ailleurs, c’est à cette époque qu'il rencontre la célèbre travesti Rachel. Sous l’influence de ce dernier(e), Lou quitte sa femme et s’installe avec son travesti préféré. A noter sur le dos de la pochette, on reconnaît un portrait de Rachel.
Pour en revenir au disque, Lou devait revenir avec un succès (dixit sa maison de disque) ; et au miracle le succès et là ! Personnellement, je trouve ce disque pas trop mal, mais tout de même il y a mieux dans sa discographie. Cependant il reste quelques pépites dans ce disque.
1 - Ride Sally Ride : Ouvre l'album, est dans la continuité de Berlin, avec son intro au piano et son déluge final de cuivres et de chœurs, un poil plus funky.
3 - Baby face : La guitare rythmique fait des merveilles et tel un crooner sous acide, il chante d'une voix plus méprisante et séductrice que jamais.
4 - Kill your Sons : Est-ce le plus grand morceau de ce disque ? Au niveau des paroles il n’y a pas photos. Lou dessus raconte ses expériences des électrochocs : Durant son adolescence, Lou Reed était un asocial avec des penchants homosexuels. Ses parents le confièrent à un psychiatre qui lui prescrivit de nombreuses séances d’électrochocs, en 1959, alors qu’il n’avait que 17 ans. Là-bas, il encaisse des chocs d’un fort voltage d’électricité qui travers son cerveau avec son cortège de lésions irréversibles… Le résultat final, n’effacera pas cette déviance : à l’époque l’homosexualité était vue comme une maladie c’est dire !
5 - Ennui : Chanson a l’accent « Berlinoise ». Lou se réfère à l’entourage de Warhol où les overdoses, les suicides, les internements sont monnaies courantes. Mention spécial aux chœurs de fin magnifiques !
7 - Sally can't dance : Le classique par excellence. Tous est limpide la guitare les cuivres et la voix de Lou assure grave^^ Au niveau du texte, Lou raconte l’histoire de Sally. C’est l’occasion avec celle-ci de faire don de son humour noir : Cette fille était si branchée, la voilà, après avoir été violée, qui se promène avec un sabre, tel Napoléon et tue les garçons.
8 - Billy : Une ballade pour laquelle Lou s'accompagne lui-même à la guitare acoustique tandis que le revenant Doug Yule (remplaçant de John Cale dans le Velvet) fait une apparition à la basse. J’aime beaucoup la ligne de basse dessus.
01 août 2008
Immigration choisie
27 juillet 2008
La Rochelle pendant les Francofolies
Un festival de musique, qui part totalement en sucette !
26 juillet 2008
Rencontres du 3ème type
Mercredi fut un jour spécial pour moi car, j'ai rencontré pour la 1ère fois ma blogueuse préférée Lenka. Depuis le temps ! Nous nous connaissons virtuellement depuis 5 ans environ : via nos blogs respectifs.
D’ailleurs nous avons appris a faire plus ample connaissance, par le biais de Messenger : vu que nous n'habitons pas la même ville. Bref, pour en revenir à la rencontre elle m’avait dit, qu’elle prenait des vacances avec son copain Fred dans l’île de Ré ; et que du coup elle ferait un petit crochet par la Rochelle (ma ville), avant d’y aller.
Le jour J
Vers 16h de l’après-midi, j’ai donc reçu des messages SMS pour nous fixer un rendez-vous en ville. Au début comme le lieu dit était un peu vague j’ai cru ne jamais les retrouver^^ Mais bon il fallut que je retéléphone pour proposer un lieu fixe et immanquable c’est-à-dire un phare.
Le plus drôle c’est qu’il m’ont vu en premier ! Voilà nous faisons rapidement les présentations Lenka (à l’apparence telle que je l’imaginais) et nous décidons de prendre un verre en terrasse. Assis à l’ombre nous commençons notre discussion. Il faut reconnaître que les rencontres entre blogueurs, ont ceci de particulier que le courant passe facilement entre les protagonistes. Pas de blanc, pas de silence lourd, pas de yeux constamment rivés sur sa montre, rien que des chouettes discussions. Bien sûr, nous avons parlé blog, mais aussi de plein d’autres choses : nos vies, la musique, la création… En y repensant avec le recul, j’ai eu l’impression de faire gaffe de parler autant avec l’un qu’avec l’autre chose pas évidente.
L’heure suivante nous nous sommes baladés dans le centre ville… A ce propos, j’ai pu confirmer avec ce petit tour mon incompétence en tant que guide^^ Une fois terminé, nous avons migré dans un restaurant pour poursuivre sur un ton plus personnel, comme si nous nous connaissions depuis longtemps. Et moi, entre mon assiette de frites j’écoute, je me fais pleins de souvenirs, j’en prends plein les yeux et plein les oreilles. L’heure du départ approche, avant de partir je raccompagne le duo devant leurs voitures nous échangeons quelques photos signées Fred. Franchement, j’espère que nous pourrons nous croiser (en vrai) un jour ou l’autre ; car j’en garde un magnifique souvenir.
16 juillet 2008
Playtime
11 juillet 2008
Lou Reed – 1972
Après avoir sabordé le Velvet, Lou s’interroge. Il va même travailler un moment dans le cabinet comptable de son père, à Long Island. Mais l’envie d’écrire est plus forte. Et donc, il finit par tenter une carrière solo. Il revient avec un disque tout bêtement baptisé "Lou Reed".
Afin de repartir du bon pied, Lou s’envole vers l’Angleterre en cette fin d’année 1971. L’album, n’a rien de Londonien pourtant^^ Dessus deux musiciens du groupe "Yes" participent à l’enregistrement : Steve Howe et Rick Wakeman (la classe non ?). Malgré le son cool et la superbe voix de Lou ; l’album ne rencontre pas son public. Bref, je pense que ce bide, fut de toute manière salutaire, vu qu’après il pu rebondit aussitôt en sortant la même année "Transformer", produit par David Bowie (et ça s'entend !) et Mick Ronson.
Ma playlist sélective
1 - I Can't Stand It : A en croire les paroles, la vie à Manhattan dans l’entourage de Warhol n’était pas facile.
2 - Going Down : La chanson commence assez calmement un piano démarre et puis Lou envoie la sauce accompagné par des chœurs de filles aux cœurs tendre^^ La guitare suit avec une certaine finesse pour c’est l’une des réussites de cette album.
3 - Walk And Talk It : Impossible de décolle le riff de guitare nous choppe des le début. Ce morceau est très efficace dessus nous retrouvons les mêmes chœurs. D’ailleurs, elles ne quitteront quasiment plus album… Serait-ce les mêmes voix que sur le mythique Walk on the wild side ? Si quelqu’un, pouvais avoir la réponse ?
5 - Berlin : Cette première monture, ne se limite pas à une interprétation piano/voix comme sur l'album Berlin de 1973 :Rien n’avoir, nous sommes loin de l’ambiance cabaret allemand ; dessus, Lou nous ressort un costume de crooner ! Personnellement j’adore la monté en puissance dans cette version. L’orchestration piano, guitare, batterie de Steve Howe et Rick Wakeman est particulièrement sublime.
7 - Wild Child : Le titre le plus folk, Lou dessus se balade au facilement que l’accompagnement des musiciens. Le refrain est très entêtant, pour vous dire il m’est possible de m’en défaire après l’avoir écouté^^ D’ailleurs cette chanson est généralement sur tous les best of du grand Lou.
10 - Ocean : Encore une reprise du Velvet ; ce long morceau lent et d’esprit symphonique. Les cymbales du début, font passaient à des vagues s’écrasant sur des rochers. Sa voix pousse de plus en plus, en grande le rythme puis le refrain repart de plus belle. Pour moi ce petit bijou, conclut parfaitement le disque.
30 juin 2008
Mon concert de Berlin
En rentrant dans le hall un vigile me fait ouvrir mon sac à dos en me disant pas de photos… T’inquiète coco je l’ai planqué ailleurs^^ En attendant l’ouverture du rideau, un immense barbu avance sur la scène est prends le micro en disant c’est quelques mots que j’ai compris : « No film, no flash… thank you ». En zieutant la salle, je vois qu’a chaque coin de salle un vigile est posté et tout de suite dans ma tête je me dis je pourrais jamais faire de photos.
Bon revenons au concert, quand on voit la salle Pleyel plein à craquer, 35 ans après la sortie de l’album, on comprend l’envergure qu’a pris cette œuvre aujourd’hui. L’heure H arrive sur scène, les musiciens s’installent : On découvre Lou Reed entouré d’une chorale d’enfants, plus des musiciens classiques avec cuivres et cordes, et ses musiciens habituels. Parmi son équipe fidèle, Fernando Saunders (basse), Steve Hunter & Mike Rathke (guitares) Rob Wasserman (contrebasse)…
La playlist
Lorsque le piano retentit, pour recréer l’ambiance du premier rendez-vous entre Caroline et Jim, on ne peut s’empêcher de frissonner. Lou Reed promène sa voix sur l’histoire. Sur "Men of Good Fortune", la contrebasse prend toute son ampleur, se faisant naturellement une place face à la guitare électrique. Une spécialité des concerts de Reed. On monte en puissance avec "Caroline Says I", poignant, et "How Do You Think It Feels ", pendant lequel Lou prend son ampleur en habitant pleinement ses textes.
Dans la salle, ça tape des mains. Pas sûr que le public sache bien de quoi on est en train de parler. Normal 90% de salle, n’a rien n’avoir avec un public de rock habituel se sont pour la plupart ; des bobos de gauche ou pire encore des hommes fortunés (en gros des bourges de droite) comme Lou en parlant si bien sur "Men of Good Fortune". La vraie surprise apparaît sur "Oh Jim", Lou Reed seul pour un blues sombre, avant que la contrebasse et la seconde guitare le rejoignent « magique ». Puis c’est l’apothéose. Plus ses paroles décrivent la perversité de Jim et la déchéance de Caroline, plus Lou Reed est imprégné par ses textes. Sa voix tremble, parfois (mais l’émotion est plus grande). L’ensemble des cordes et des cuivres épouse à merveille le son rock de "Berlin". Et ces voix de jeunes enfants ajoutent au malaise, à l’ambiance malsaine de cette œuvre. "The Bed", qui raconte le suicide de Caroline, et "Sad Song" ferment superbement Berlin. Sur scène, les choristes martèlent le refrain. Lou Reed se concentre sur sa guitare. C’est entêtant, envoûtant. Superbe.
Bonus
Pour le rappel je file droit devant la scène en dévalant les marches ou je croise le cinéaste Roman Polanski accompagné d’Emmanuelle Seigner ! Un bourge m’engueule car il ne voit plus rien. Enervé je lui dis que pendant les concerts rock le principe c'est de avancé au plus près de la scène^^ un gars me rejoint en me félicitant de cette pique et lui balance a son tour « Moi aussi je te gène et je t’emmerde en plus ! » Le décor est planté. Pendant une chanson du rappel je décide de prendre un risque c’est-à-dire, de sortir mon appareil est là j’actionne le flash ; le pire c’est que Lou me voit et me lance un regard de colère (la photo du haut est de moi). 30 secondes après, c'est un vraie symphonie de flash qui illumine la scène. Quelques minutes plus tard, je décide de filmer : d’ailleurs en voici le résultat
29 juin 2008
Ma visite du Père Lachaise
Par cette heure tardive, j’ai envie de vous reparler de mon week-end à Paris. Donc passons sur les 2 premières étapes de samedi : l’expo du grand palais ainsi que le concert de Lou Reed.
Donc, le lendemain par le RER je file en direction du Père Lachaise*. 10h20 me voilà dedans, chaussé de converses : plus pratique pour marcher sur les pavés et entre les tombes^^ Harnaché d’un sac à dos avec vivres et boissons mais aussi mon numérique (voir photos plus vidéo), je sillonne les allées et slalome entre les tombes. Je remarque qu’a chaque entrée, il y a un plan pour pouvoir les tombes. Avec ses quelques 70.000 tombes, le cimetière est une mine de trésors : architecture, sculpture, mosaïque, vitraux, végétation… chacun peut y trouver un intérêt. Et puis, n’oublions pas non plus que les tombes abritent un certain nombre de personnages célèbres : Edith Piaf, Jim Morrison, La Fontaine, Yves Montand, Alfred de Musset, Delacroix, Oscar Wilde… La liste est longue.
Instantanément, je mémorise l’emplacement de la tombe de Jim Morrison sur le plan ; car rien ne saurait échapper à mon œil de lynx. Et là arrivé sur les lieux trop de monde ! Et en plus je m’attendais à autre chose… Vous verrez prochainement sur mon blog j’en n’ai fais une vidéo. Après cette frustration, j’ai visité la tombe d’Oscar Wilde (vidéo), elle est magnifique toute en marbre, je ne savais même pas qu’il était là-bas, et c’est drôle sur son caveau qui est immense, il y a des gens enfin surtout des filles qui ont laissé leur marque de bouche au rouge à lèvre. J’ai cherché aussi la tombe de Pierre Desproges, sans la trouver malheureusement ! Du coup, je suis allé voir celle d’Yves Montand et de Simone Signoret : Quand je pense qu’ils ont du exhumer le papet pour cette maudite histoire de fille non reconnue…
Ma dernière heure je l’ai passé dans la partie la plus ancienne du Père Lachaise, d’ailleurs c’est la plus belle ! J’y est vu la tombe du peintre Eugène Delacroix toute noir elle est pratiquement immanquable. Sinon les sépultures y sont monumentales avec pour certaines une architecture surprenant, je ne parle même pas des statues. Pour conclure, je sais déjà que je ne parviendrais jamais vraiment à exprimer le fond de mes émotions à travers les mots, à cause certainement et malheureusement de la pauvreté de mon vocabulaire face à la richesse de mes émotions.









