Coney Island Baby 2

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13 décembre 2007

Voyage au bout de la nuit

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Ecrit en 1932 par Louis-Ferdinand Céline

Le pitch

Bardamu s’engage dans l’armée en 1914, et est confronté à l’horreur et à l’absurdité absolue de la guerre. A la fin de la guerre, il découvre l’Afrique, et l’horreur du colonialisme. Puis ce sont les Etats-Unis, et l’horreur du capitalisme, ainsi qu’une bonne surprise : l’amour de Molly, une prostituée. Bardamu refuse de vivre avec elle, et regagne Paris où il continue ses études de médecine. Devenu docteur, il sera confronté à la misère et à la mort, qu’il aura tenté de fuir depuis leur première rencontre dans la Grande Guerre.

Mon point de vue

Comment critiquer un tel livre ? Comment exprimer en quelques lignes ce que j'ai ressenti ? Mission impossible. J'espère quand même vous donner le goût de le lire, ça serait trop dommage que vous passiez à côté d'un tel chef-d’œuvre.
Je ne sais pas si c'est le meilleur livre que j'ai lu dans ma vie mais c'est certainement l'un des meilleurs. C'est beau, c'est grandiose. Il n'y a pas une page où l'on peut s'empêcher de souligner un extrait, (à lire en dessous) pas un paragraphe sur lequel on ne peut s'arrêter soit pour réfléchir ou tout simplement tomber d'admiration devant les propos de Louis-Ferdinand Céline (photo).

Je partais avec un préjugé défavorable, vu le côté fumier de l’auteur^^ (jetez un œil sur Wikipédia). Je m'attendais aussi à un livre enrichissant, mais bourré de longues descriptions comme bien des classiques. Et bien on ne s'y ennuie même pas le temps d'une phrase. Céline nous tient en haleine constamment, on veut toujours avancer mais on se retient pour savourer tellement ses mots nous emmènent loin. Et il les manie drôlement bien les mots, ses expressions sont savoureuses, on est éblouis par la richesse et la variété de son vocabulaire. De plus il a un humour noir, sarcastique, ironique, subtile, on lit tout au long avec le sourire même si le fond de l'histoire en fait est plutôt triste mais rien ne peut nous empêcher de rire.

Extraits du livre

"L'amour c'est l'infini mis à la portée des caniches." - "La beauté, c'est comme l'alcool ou le confort, on s'y habitue, on n'y fait plus attention." - "Avec les mots on ne se méfie jamais suffisamment." - "Le cinéma, ce nouveau petit salarié de nos rêves on peut l'acheter lui, se le procurer pour une heure ou deux, comme un prostitué." - "Etre seul, c'est s'entraîner à la mort." - "A mesure qu'on reste dans un endroit, les choses et les gens se débraillent, pourrissent et se mettent à puer tout exprès pour vous."

Posté par _Andy à 19:34 - Magazine - Commentaires [0] - Permalien [#]
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