04 mai 2008
Message à tous
![]()
Mon blog entre en hibernation pour une à deux semaines. Je n'ai plus le net à la maison, pour cause de changement d'opérateur : Et oui, je quitte "Orange" pour "Free".
@ Bientôt chers blogueurs.
01 mai 2008
Rock and Roll Heart - 1976
Cet album mineur pour certains puritains, marque un
tournant dans la carrière de Lou. Faut-t-il rappeler que fin 75, Lou est viré
de sa maison de disque juste après l’enregistrement de « Coney Island
Baby » : De cette époque, il reste son image de pierrot lunaire de
cette célèbre pochette (voir mon avatar sur ma colonne blog de gauche) mais
aussi de sa liaison avec le célèbre travesti "Rachel" ; qui
traîne tourne dans les rues de Greenwich Village^^
Depuis Lou vie une amourette avec Patti Smith… Et il se
décide à sortir un album mi-jazz mi rock, étrange séduisant. Libre de toute
contrainte, il expérimente des arrangements, des mélanges improbables : piano,
de synthé, saxo sont a l’honneur…. Cela commence avec une chanson très
entrainante "I Believe In Love", porté par un swing rarement aussi
bien maîtrisé par Lou. L’enchainement de "Banging On My Drum" propage
une furieuse énergie rock'n'roll saxo, guitare (assurée par Lou lui-même),
s’accélèrent dans une grandiose mélodie.
La suite de l’album se poursuit avec le riff
génialissime de la batterie sur "Follow The Leader". Cela repart dans
une autre direction sans pour autant suivre cette seconde voie puisque dès
"You Wear It So Well", il s'engouffre dans un souterrain glauque ou
résonne des pianos amples et éthérés dans lequel il errera l’âme du Velvet… Que
dire du magnifique "Ladies Pay", peut-être le sommet du disque, qui
d’ailleurs pourrait se rapprocher du magnifique "Sad Song".
Avec la chanson phare (titre éponyme), Lou clame son amour du rock'n'roll qui le fait bien plus vibrer qu'un opéra ou qu'un film de Chuck Norris lol ! La simplicité du propos n'empêchant pas l'émotion de monter. Sur la seconde face, tout démarre (après l'instrumental "Chooser And The Chosen One" qui finit mieux qu'il ne commence) comme sur la première par deux morceaux au swing affirmé et un poil plus retenu. Mais à nouveau il casse le rythme pour nous offrir un superbe "Vicious Circle" renouant avec la simplicité et la puissance horrifique de certains morceaux du célèbre album à la banane signé Andy Warhol. Avec la ballade jazzy "A Sheltered Life", on devine plus de dix ans avant certains arrangements présents sur New York tandis que le morceau final "Temporary Thing" instaure une retenue pesante amplifiée par le refrain scandé ('It's just a temporary thing') sans que l'auditeur médusé ne sache de quoi parle Lou; de l'amour ? Mais non, ne chantait-il pas au début de l'album I believe in love ?
Jukebox



